BURKINA FASO    Repères et Chronologie       




                                               

 

 

 

Situation géographique Le Burkina Faso, pays d’Afrique de l’Ouest, occupe une surface de 274 200 km², il est frontalier de la Côte d’Ivoire, du Mali, du Niger, du Bénin, du Togo et du Ghana.

Capitale : Ouagadougou (1,62 millions d’habitants)

 

 

Régime politique : République à régime présidentiel

Démographie  Population totale : 16,9 millions d’habitants
 Densité : 60,03 hab/km² 
Indice de fécondité : 5,7
 Croissance démographique : 3,1 %  Espérance de vie : Femmes : 56,5 ans - Hommes : 55,3 ans

Société Ethnies : Mossis, Gourmantché, Peuls, Lobis…
Langues : français (officiel), moré, dioula 
Religions : musulmans (50 %), animistes (40 %), chrétiens (10 %) 
Taux d’alphabétisation : 28,7 %
  Développement humain : 181e/187 (PNUD 2014)

Economie Monnaie : Franc CFA  
Croissance : 6,6 % (2013)
  PIB par habitant : 634 $/hab.
 Dette publique : 33,3 % du PIB

Chronologie

5 août 1960 : proclamation de l’indépendance. Maurice Yaméogo est le premier président de la Haute-Volta.

1966 : Yameogo est renversé par l’armée. Le colonel Sangoulé Lamizana devient chef de l’Etat.


1978 : Lamizana est élu président de la République.


1980 : coup d’Etat militaire du colonel Saye Zerbo.


1982 : nouveau coup d’Etat militaire. Jean-Baptiste Ouedraogo devient chef de l’Etat.


1983 : putsch de Thomas Sankara. 


1984 : la Haute Volta devient le Burkina Faso (pays des hommes intègres).


1987 : coup d’Etat de Blaise Compaoré. Thomas Sankara est assassiné.


1991 : instauration du multipartisme. Blaise Compaoré est élu président de la République. 


1998 : réélection de Blaise Compaoré à la tête de l’Etat.


2005 : Blaise Compaoré est réélu à la présidence de la République avec 80,35 % des voix.


2008 : nombreuses émeutes contre la vie chère.


2010 : Blaise Compaoré est réélu président (4ème mandat).


2011 : entre avril et juin, vague de contestations et de mutineries parmi les étudiants, les commerçants, les militaires et les policiers. Le président Blaise Compaoré dissout par décret son gouvernement et limoge les chefs de l'armée de terre, de l'air et de la gendarmerie à la suite d'une mutinerie au sein de sa propre garde présidentielle.


2013 : l'Assemblée nationale vote la création d'un Sénat.

201431 octobre : une insurrection populaire pousse à la démission le président Blaise Compaoré, qui se réfugie en Côte d'Ivoire. Il avait fait adopter par le conseil des ministres un projet de loi portant révision de la Constitution et devant être soumis à l'Assemblée nationale en vue de la convocation d'un référendum. Cette modification, si elle avait été adoptée, rendait possible la candidature à l'élection présidentielle de novembre 2015 du chef de l'Etat Blaise Compaoré, au pouvoir depuis 27 ans. La crise aurait fait au moins 10 morts et 200 blessés selon des sources médicales. 
18 novembre : au terme d'une transition militaire de moins de trois semaines, le nouveau chef de l'Etat intérimaire, Michel Kafando, prête serment. Le lendemain, le lieutenant-colonel Isaac Zida est nommé Premier ministre. 


2015  5 mars : le gouvernement autorise l'exhumation du corps du président Thomas Sankara, assassiné en 1987 lors d'un coup d'Etat, dans le but de l'identifier formellement.
 13 mars : une Commission de réconciliation est officiellement mise en place pour enquêter sur des crimes du régime Compaoré.
 10 avril : le président Michel Kafando promulgue un nouveau code électoral controversé, excluant de la présidentielle et des législatives d'octobre les partisans du président déchu Blaise Compaoré.
 17 septembre : les militaires du Régiment de sécurité présidentiel (RSP) avec à leur tête le général Diendéré annoncent avoir dissout les autorités de la transition. Un peu partout, les populations refusent le coup d’Etat.
  
23 septembre : le président de transition Michel Kafando est officiellement réinvesti président de la transition   6 octobre : le chef des putschistes, le général Gilbert Diendéré, et l’ex-ministre des Affaires étrangères de Blaise Compaoré, le général de gendarmerie Djibrill Bassolé, sont inculpés d'« attentat à la sûreté de l’Etat ».


29 novembre 2015 : Roch Christian Marc KABORE est élu au premier tour de l'élection présidentielle avec près de 54% des suffrages. Paul Thiéba est nommé 1er ministre.

15 janvier 2016 : Les odieux attentats de Ouagadougou font 30 morts.

Documentation RFI, octobre 2015